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Yeats

Publié le par Delphine

Yeats
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William Butler Yeats

Né en 1865 à Sandymount, co. Dublin, Ireland

Mort en 1939 (à 73 ans) à Roquebrune-Cap-Martin, Alpes-Maritimes, France

Prix Nobel de littérature en 1923

A Coat
I made my song a coat
Covered with embroideries
Out of old mythologies
From heel to throat;
But the fools caught it,
Wore it in the world’s eyes
As though they’d wrought it.
Song, let them take it,
For there’s more enterprise
In walking naked. 
 
Un habit
J’ai fait pour ma chanson
un habit de broderies
pris à d’antiques mythologies
du cou jusqu’aux talons.
Mais des fous l’ont emprunté
et, avec, ont paradé
se prenant pour des poètes.
Vieille chanson
laisse-les gambader :
après tout 
mieux me vaut d’aller nu...

 

The Fiddler of Dooney

When I play on my fiddle in Dooney,
Folk dance like a wave of the sea;
My cousin is priest in Kilvarnet,
My brother in Mocharabuiee.
 
I passed my brother and cousin:
They read in their books of prayer;
I read in my book of songs
I bought at the Sligo fair.
 
When we come at the end of time
To Peter sitting in state,
He will smile on the three old spirits,
But call me first through the gate;
 
For the good are always the merry,
Save by an evil chance,
And the merry love the fiddle,
And the merry love to dance:
 
And when the folk there spy me,
They will all come up to me,
With ‘Here is the fiddler of Dooney!’
And dance like a wave of the sea.

 
Le violoneux de Dooney

Quand je joue de mon violon à Dooney
Les gens dansent tels les vagues en la mer
Mon cousin est le prêtre de Kilvarnet
Mon frère de Mocharabuiee
 
J’ai croisé mon cousin et mon frère
Ils lisaient dans leurs livres de messe
Je lisais d’une feuille volante
Achetée à Sligo à la foire
 
Et quand nous en serons à la fin des temps
Devant Saint-Pierre assis attendant
Il sourira aux trois vieux esprits
Mais m’appellera le premier
 
Car les bons sont toujours les joyeux
À moins d’une maudite chance
Et les joyeux aiment les violons
Les joyeux aiment les danses
 
Et quand là-haut les gens me verront
Ils viendront tous à ma rencontre
Disant « voilà le violoneux de Dooney »
En dansant tels des vagues en la mer.

 

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